Lutéine et DMLA

Lutéine et DMLA. Les informations présentées concernent une approche de suggestions pour se prémunir, sinon se protéger, de certains risques liés aux problèmes de santé. Il est impératif de consulter un médecin avant d’entreprendre une méthode alternative, il est impératif d’analyser son mode de vie et d’étudier la justesse du comportement.

La DMLA est la première cause de mal-voyance à partir de 50 ans.

La Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age se caractérise par la destruction d’une zone de la rétine, correspondant à une petite dépression où se forme l’image. Elle est appelée macula lutea ou fovea ou tache jaune, située dans l’axe de l’objet regardé entaînant une perte progressive de la vision centrale (effet hublot). La vision de lignes quadrillées déformées constitue les premiers signes qui doivent inciter à consulter un ophtalmologue, urgemment. Il semble que certains facteurs soient prédisposant : génétiques : hérédité, yeux clairs, peau claire… liés à l’environnement : tabac, excès de soleil sans protection suffisante, manque d’anti-oxydants (fruits, légumes) et d’acides gras poly-insaturés dans l’alimentation…

La rétine, riche en acides gras essentiels polyinsaturés (AGPI) oméga 3 (EPA/DHA) est très exposée aux radicaux libres. La macula concentre naturellement deux caroténoïdes : Lutéine et Zéaxanthine.

La Lutéine est spécifiquement la plus résistante face aux attaques radicalaires UV. On constate que la Lutéine est en plus forte concentration naturellement, avec macula saine, dans les rétines jeunes par rapport aux rétines âgées. De même, on constate une inégalité de risque entre  les hommes et les femmes : les hommes auraient une densité pigmentaire de plus de 38% par rapport aux femmes et, ceci en dépit d’une concentration plasmatique semblable. Le facteur diététique notamment lié aux graisses, pourrait être incriminé ainsi, que les habitudes tabagiques liées.

DIAGNOTIC PRECOCE
L’examen ophtalmologique permet de retrouver des taches jaunes – drusen – sur la rétine et de différencier les 2 formes possibles de la DMLA.
La forme sèche : la plus fréquente (80 à 85%). Les drusen sont remplacés par des plages d’atrophie de la rétine. Cette forme est actuellement sans traitement.
La forme humide : plus rare (15 à 20%) caractérisée par l’apparition de néovaisseaux sous la macula. Ils entrainent œdème et hémorragies et la perte visuelle est plus importante et plus rapide. Cette forme est accessible au traitement par la photo-coagulation au laser voire par la photothérapie dynamique en cours d’évaluation.

DEPISTAGE
Un geste simple : fermer alternativement les yeux et vérifier l’absence de déformation des lignes.
Toute différence, toute déformation entre les visions doit conduire à un examen ophtalmologique car l’atteinte est asymétrique.
Une DMLA commence habituellement par une déformation des images. Il faut tester chacun de ses yeux, en fixant une point central sur une grille. On ne doit pas voir la grille environnante déformée : toute déformation nécessite une consultation rapide voire en urgence car d’autres pathologies donnent aussi des déformations.

Les études AREDS* 1, LAST*, AREDS* 2 ont testé, positivement, des supplémentations avec vitamines C, E, béta-carotène, zinc, cuivre, acides gras poly-insaturés, lutéïne, zéaxanthine, dans la diminution du risque et de la progression de la DMLA.

En outre, furent observées : la récupération après éblouissement, le contraste et l’acuité visuelle, la diminution du syndrôme sec…

Enfin, la prévention est mise en avant avec la limitation des risques cités plus haut.

* AREDS : Age Related Eye Desease Study * LAST : Lutein Anti-oxydant Supplementation Trial

LUTEINE MYRTILLE

Les apports utilisés sont bien supérieurs aux Apports Journaliers Recommandés (AJR)(France). Les posologies conseillées sont les suivantes:

Vitamine C 500 mg par jour

Vitamine E 400 UI par jour

Zinc 80mg par jour

Bêta-carotène 15mg par jour

Lutéïne 30 mg par jour

Une expérimentation, menée par JT Landrum, prescrivant 4200 mg de lutéine libre (8400mg d’esters) au cours des 140 jours de supplémentation, montre une teneur en lutéine dix fois plus élevée entre les 20ème et 40ème jours de supplémentation, après cette rapide augmentation de la teneur sanguine, celle-ci s’est stabilisée en plateau. La densité optique du pigment maculaire s’est élevée à partir de 20ème au 40ème jour et a même continué à augmenter durant 40 à 50 jours après l’arrêt de la supplémentation.

NB : Il est recommandé de supplémenter avec de la lutéine identique à celle présente dans l’alimentation, c’est-à-dire de la lutéine libre (extraite de Tagetes erecta).

La lutéine est une molécule lipophile dont le transport et le stockage sont liés à ceux des lipides, il est donc hautement recommandé de joindre la prise avec une collation « grasse » (huile de colza recommandée) ou bien d’associer les prises d’huiles de bourrache, de chair de poisson,de lin. En outre un anti-oxydant sera souhaité.

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