Bien que le trouble du désir sexuel hypoactif (TDSH) soit la plainte sexuelle la plus fréquente, il n’existe pas de consensus sur le traitement idéal. Notre étude visait à évaluer l’efficacité du traitement par Tribulus terrestris chez les femmes préménopausées souffrant de TDSH et son effet sur les taux sériques de testostérone. Nous avons mené un essai prospectif, randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo, auprès de 40 femmes préménopausées rapportant une baisse de libido, recevant soit du T. terrestris, soit un placebo. Les questionnaires FSFI et QS-F ont été utilisés pour évaluer la dysfonction sexuelle avant et après le traitement. Les patientes traitées par T. terrestris ont présenté une amélioration du score total du FSFI (p < 0,001) et des scores dans les domaines « désir » (p < 0,001), « excitation sexuelle » (p = 0,005), « lubrification » (p = 0,001), « orgasme » (p < 0,001), « douleur » (p = 0,030) et « satisfaction » (p = 0,001). Le traitement par placebo n’a pas amélioré les scores de « lubrification » et de « douleur ». Les scores QS-F ont montré que les patientes utilisant T. terrestris présentaient des améliorations au niveau du « désir » (p = 0,012), de l’« excitation sexuelle/lubrification » (p = 0,002), de la « douleur » (p = 0,031), de l’« orgasme » (p = 0,004) et de la « satisfaction » (p = 0,001). Les femmes sous placebo n’ont présenté aucune amélioration. Les femmes recevant T. terrestris présentaient des taux accrus de testostérone libre (p = 0,046) et biodisponible (p < 0,048). T. terrestris pourrait constituer une alternative sûre pour le traitement des femmes préménopausées souffrant de trouble du désir sexuel hypoactif (TDSH), car son efficacité à réduire les symptômes est probablement due à une augmentation des taux sériques de testostérone libre et biodisponible.